ETABLISSEMENTS TRASPHALT T.P Travaux Poétiques
L’entreprise de T.P interroge la rue.
Quel est donc son sens ? Unique ? Interdit ? Giratoire ?
A moins qu’un autre encore ne surgisse du plus profond du macadam.
Une équipe d’intervenants réalise à l’aide de machines à peindre, un espace graphique sur la chaussée.
Chaque instrument est pourvu de capteurs sonores ; chaque acteur porte un dispositif amplifiant et diffusant les sons qu’il produit à partir de son matériel et de ses mouvements.
Les mots et les corps s’accordent à cette musicalité.
Jean Louis Masson
Scénographe, plasticien, il travaille autour du thème de l’industrie au service de la poésie.
C’est après plusieurs années de constructions et de performances autour de divers instruments
à peindre, que le projet de création d’une entreprise de travaux poétiques s’est dessiné.
La première approche s’est faite en juillet 2003 au Citron Jaune de la Cie ilotopie, par une théâtralisation de ces interventions plastiques. En 2006, après l’adjonction de dispositifsexploitant la production sonore d’instruments revisités, le collectif "Etablissements TRASPHALT T.P" décide de concentrer leurs activités sur la relation qu’ils établissent entre mouvements, sons et traces. Cet acte, au plus proche de l’asphalte, constitue la forme en finalisation actuelle des "Tatoueurs de Rues".
Comme des passeurs, les "Tatoueurs de Rues" sont à mi-chemin entre le réel et l’imaginaire.
Comme des peintres sur un support bitume, ils travaillent la surface de la rue guettant
l’émergence de sa mémoire profonde. Comme des mélomanes ils écoutent les bruits,
les rythmes de leur outillage s’assembler, évoquer quelques phrases musicales.
Comme des ouvriers ils racontent leurs souvenirs de chantiers au coeur de l’imaginaire...
Des pensées remontent, se dessinent en surface, du fond du corps, du fond du coeur, du fond
du temps...
Des histoires se réveillent sous l’asphalte.