
Conçu et scénographié par François Delarozière, “Le Grand Répertoire - Machines de spectacle” est l’occasion unique de rassembler des machines extraordinaires : de la plus petite à la plus gigantesque. De quelques centaines de grammes à plus de 11 tonnes, ces 100 machines ont pour la plupart joué dans des spectacles. Actionnées par des machinistes comédiens, elles sont à la fois belles comme des sculptures et ludiques comme des inventions astucieuses et inutiles.
Les noms de ces machines sont à eux seuls la promesse d’un voyage inattendu : la machine à tartiner le nutella, la catapulte à piano, la machine à odeurs, le canon à neige, la tartapulte, la moto ascensionnelle, les maquettes d’un géant mécanique ou d’une girafe, la machine à marcher comme les Egyptiens, des machines à musique ou à imiter le son du rhinocéros, le mur lumineux de 10 mètres de haut...
En 1991, Jean-Luc Courcoult, metteur en scène de la compagnie Royal de Luxe, écrit : “Comme au cirque on montre ses animaux - le Royal de Luxe donne à voir ses machines !”. La fonction d’une machine de spectacle n’est plus seulement de servir un effet mais d’intervenir sur la scène comme un élément du spectacle, au même titre que le décor ou l’acteur. La machine est devenue objet vivant, visible et sculpté. Cette exposition permet de poser un regard sur la qualité plastique, esthétique et sensible de ces objets en mouvement et de mettre en évidence la relation qui existe entre la machine, son mouvement, l’effet qu’elle engendre et le (ou les) manipulateur(s).
“Le Grand Répertoire - Machines de spectacle” est une exposition populaire au sens noble du terme dans la mesure où elle s’adresse à tous les publics, enfants comme adultes. Que l’on soit amateur de mécanique ou non, doux rêveur ou passant curieux, on ne peut que se laisser émouvoir par l’extraordinaire talent qui se déploie à travers ces mécaniques délicates et capricieuses.
Une machine peut être belle, drôle, bête ou attendrissante, imposante, timide ou légère. Même sortie de son contexte de représentation théâtrale, elle possède sa propre expression, et elle reflète la sensibilité de ceux qui l’ont inventée, pensée, conçue et construite.
Concepteur : François Delarozière - La Machine
© Jordi Bover