
Un ange, Arletti, incarné par Catherine Germain, a volé le cartable d’un homme qui s’est endormi au pied d’un arbre. Il va faire, à sa place, une conférence sur la création du monde. Arrivé au sixième jour, l’ange est dans une position délicate... En s’appliquant à vivre devant nous, Arletti tente de comprendre comment, en ce 6ème jour, l’aventure de l’homme a commencé.
Il s’agit bien ici de la Genèse et tout particulièrement des cinq premiers jours pendant lesquels Dieu créa la terre, le ciel, les poissons, les chiens, mais pas encore l’homme : « on s’en fout, on peut en profiter, on n’a pas encore été créé ». Arletti s’est installée à sa table de conférencière et nous commente toute cette histoire ; elle interpelle les spectateurs, descend voir s’il y a quelqu’un qui veut bien l’embrasser sur le bouche pour se faire une idée de l’Homme, et retarde toujours l’arrivé du 6e jour… Un petit corps maladroit qui se balance en longues enjambées saccadées, un mini chapeau rouge et un imperméable mastic, Catherine Germain/Arletti est ce clown poète assurément humain, tendre et fragile, qui nous fait rire et nous émeut.
A moins qu’elle ne soit un ange ?
Ecriture*, mise en scène et scénographie : François Cervantes , Catherine Germain
Avec : Catherine Germain
Construction du décor et effets spéciaux : Bertrand Boulanger
Régie générale : Jean-Louis Floro
* (d’après la Genèse)
