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Les représentations en PACA
Être le loup
Par Orphéon Théâtre Intérieur

Genre : Arts de la rue

Pour son nouveau spectacle “Être le loup”, Orphéon Théâtre Intérieur donne rendez-vous aux spectateurs sur le gazon… Partir d’un texte de théâtre initialement répertorié “Jeune public” et dans sa confrontation à l’espace populaire de la rue, tenter d’exprimer sa dimension philosophique et humaniste universelle.

Une prairie, deux bergers, des moutons qui broutent paisiblement… jusqu’à ce qu’une nouvelle bouleversante se répande dans le troupeau : “Le loup est mort !”. Après de brèves réjouissances, la place vacante est immédiatement convoitée…

Sous l’apparence d’une fable drolatique à la portée des enfants, “Être le loup”, pose plus profondément la question de l’ombre et du mal, en interrogeant la volonté de puissance qui dort sous l’apparence de l’innocence la plus candide. Si un mouton peut devenir cannibale en se glissant dans la peau du loup, s’il suffit de changer de costume pour changer d’identité, comme au théâtre ou dans les jeux d’enfants, alors chacun est sans doute responsable des rôles qu’il accepte de jouer et des éventuels dérapages du scénario …

Avec “Être le loup”, Orphéon Théâtre intérieur continue de développer un répertoire de textes contemporains pour l’espace public en plein air. Continuité, fidélité aux auteurs vivants : après Jorge Semprun, Fabrice Melquiot, Jean-Claude Carrière, Michel Azama, Nathalie Papin, Jean-Yves Picq, Françoise Pillet, Sylvain Levey... Bettina Wegenast.

Cette nouvelle création est aussi une rupture dans le parcours de la compagnie. Après leur dernier spectacle déambulatoire “Les 120 voyages du Fou”, (20 monologues pour l’espace public), ils reviennent à une forme fixe, conçue pour des spectateurs assis, frontalement. Pas sur de la poussière de charbon ou des gravats, comme dans “Le retour de Carola Neher” mais sur de l’herbe.

Ce changement de support peut sembler anodin. Il correspond au moment où le nouveau maire de la ville de Cuers, après différents actes de censure a interdit toutes leurs activités dans la ville où ils travaillent depuis vingt-cinq ans. Les empêchant de répéter dans la rue, ils ont été contraints de se mettre au vert, de prendre la clef des champs. Ouverture vers de nouveaux territoires, de nouveaux espaces verts, prise en compte de l’environnement, de la nature et aussi paradoxalement de celle enfermée dans les parcs publics.

La scénographie est basée sur une installation de cinq structures hautes de trois mètres, à la fois épouvantails, totems, porte-manteaux : au fond, au centre du dispositif, le Grand Pasteur ; de part et d’autre les espaces du Loup et du Chasseur, et ceux de la brebis Renée et du Nain.


Auteur : Bettina Wegenast
Texte traduit de l’allemand par Svea Winkler-Irigoin (L’école des loisirs, 2004)
Mise en scène : Françoise Trompette
Scénographie : Jean-Louis Masson
Costumes : Corinne Ruiz-Guilloux
Avec : Frédéric Martinez, Georges Perpes

Aide à la création : Conseil général du Var, Conseil Régional Provence-Alpes-Côte d’Azur, DRAC PACA

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