Dès son plus jeune âge, Corine Cella tente de s’envoler du toit de son garage. Ce désir insensé ne l’a pas quitté puisqu’elle est devenue artiste circassienne et a pris son envol en 2003 en créant la compagnie Rouge Eléa. Ses projets artistiques, de formes légères, se développent autour des arts du cirque, et plus particulièrement l’aérien. Dans son premier spectacle, "Calao", né sous un arbre de Bruxelles en mai 2003 et qui continue d’être joué un peu partout en Europe, Corine Cella est accompagnée d’un musicien aux sonorités jazz electro. L’harmonie circule entre les images aériennes, le parc à ciel ouvert, la musique et le public assis en cercle sous l’arbre…
Sur son chemin, elle rencontre Laure Raoust, comédienne et circassienne. Laure s’est formée à l’école de cirque le LIDO à Toulouse, elle travaille également avec Anne-Lise Allard dans "Passage", un duo de fils. Corine et Laure décident de poursuivre l’investissement de l’espace public. L’une et l’autre aiment l’idée de s’adapter in situ à une nouvelle configuration car "selon l’arbre et l’espace où le spectacle se joue, l’ambiance en est altérée, et la création d’autant plus vivante". Dont acte. Elles décident alors de travailler sur une nouvelle création (2008), "À la poursuite du vent ou l’ivresse du risque", qui pousse encore plus loin le rapport intérieur/extérieur, nature/civilisation en installant un salon sous un lustre accroché aux branchages… Une fois encore, la compagnie Rouge Eléa privilégie une écriture poétique au service d’un propos sensible sur la liberté.