ASSEMBLEMENT, s. m. Il est vieux, et c’est domage : il serait utile ; car assemblage et assemblée signifient les chôses et les personnes assemblées. Nous n’avons point de mot pour exprimer l’action d’assembler ; Malherbe a dit : C’est en l’assemblement de ces couples célestes, Que si nos maux passés ont laissé quelques restes, Ils vont du tout finir. »*
Notre duo a été créé pour le projet Marché commun, initié par Lieux Publics : c’est une forme courte pour un espace des plus complexes : le marché, lieu du commerce, de l’échange, du café en terrasse… Nous investissons le temps de la désinstallation, pas exactement la fin du marché mais le moment où la place se vide, où les enjeux de la vente s’apaisent, où les glaneurs arrivent… le moment des restes. Deux personnages s’installent dans ce moment chaotique, entre deux, pour jouer à leur tour la rencontre et l’échange.
Des vêtements, des objets, des choses, des tas, ici… Retrouver un itinéraire commun… je ne sais pas.
Créé en studio (une fois n’est pas coutume !) en mars 2009, chaque représentation est désormais l’occasion de le confronter au contexte, de le modeler, le re-questionner, le dé-composer, le re-composer…
Chorégraphie et interprétation : Anne Le Batard et Jean-Antoine Bigot
Une commande des Ateliers Frappaz – Centre métropolitain des arts urbains – et du Centre chorégraphique national de Rillieux-la-Pape, dans le cadre du projet eurorégional Danse/Espace public méditerralpin.
Assemblements a reçu le soutien de la Cie Kelemenis et de la Cie Beau Geste-Dominique Boivin.