
A la recherche de gares toniques
Artonik est à la recherche de villes d’accueil en région (la présence d’une gare est fortement conseillée)
Pourquoi ? Parce que la gare ferroviaire est un lieu public naturellement étonnant et poétique. C’est là que la compagnie Artonik, installée à Marseille depuis 1996, pose ses valises et nous emmène en voyage.
Toujours sensible aux petits riens de la vie quotidienne, et après « Caliente » et « Candy Candy », la gare sera leur prochain théâtre d’images. Espace hors de l’espace, c’est un lieu fait de l’idéal des autres lieux. Comme tous les jours sur les quais s’entremêlent des histoires individuelles.
Il est tard....Les couleurs du crépuscule commencent à moirer les portières du wagon.
Se détachant lentement de la foule, les personnages prennent place sur le quai d’en face pour guetter l’arrivée du train, offrant alors au public une vision panoramique et frontale. Mais la nuit se fait plus profonde et l’attente s’annonce longue. Le picotement de l’impatience fait place à des soupirs de résignation.
Amoureux en partance, solitaires en errance ou simples individus en transit posent alors leur existence comme une valise devenue trop lourde. Théâtre dansé ou les ambiances sonores et visuelles s’enchaînent, ponctuées par le passage d’un train imaginaire.
Mais les meilleures destinations sont-elles vraiment au bout, tout au bout des rails.